Port-au-Prince. – Le parti politique Haïti en Action (AAA) a présenté son programme de société intitulé « Haïti en marche vers la reprise de notre souveraineté », une vision axée sur le renforcement des institutions, la relance économique et la restauration de la sécurité nationale.

Lors de cette présentation, le porte-parole du parti, Me Manickel Regulus, a rappelé que Haïti en Action est à l’origine de plusieurs initiatives législatives. Il a notamment cité la proposition ayant conduit à la création du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), conçue pour garantir une plus grande indépendance de la justice.
Sur le plan économique, l’ancien sénateur Youri Latortue a mis en avant le projet de loi sur le crédit étudiant, destiné à soutenir les étudiants et à favoriser l’entrepreneuriat des jeunes à travers des programmes de formation et de professionnalisation.
Le programme présenté par le parti repose sur une stratégie de sécurité baptisée « 5S », articulée autour de cinq axes : la sécurité publique, la sécurité sociale, la sécurité économique, la sécurité juridique et la sécurité foncière. Selon les dirigeants du parti, cette approche vise à créer un environnement favorable à la stabilité du pays et aux investissements nationaux et étrangers.
Prenant la parole, Youri Latortue a estimé qu’« aucun pays ne peut avancer sans un leadership courageux et compétent », soulignant que le leadership consiste à affronter les difficultés et à proposer des solutions durables.
L’ancien parlementaire a rappelé que Haïti en Action a été représenté aux 48e, 49e et 50e législatures, entre 2006 et 2020. Bien que le parti n’ait jamais dirigé l’Exécutif, il affirme avoir défendu plusieurs réformes à travers des propositions de loi, dont celle portant sur le crédit étudiant, adoptée au Sénat mais non ratifiée par la Chambre des députés, ainsi que la loi créant le CSPJ, finalement votée par les deux Chambres.
Abordant la question de l’insécurité, Youri Latortue a soutenu que la démobilisation des Forces armées d’Haïti a contribué à la dégradation du climat sécuritaire. Il a rappelé avoir développé cette réflexion dès 2006 dans un ouvrage consacré à l’organisation des forces publiques.
Parmi les principales propositions du programme figurent la création d’un Conseil national de sécurité, réunissant le Président de la République, le Premier ministre, le ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur, ainsi que le renforcement progressif des capacités de la Police nationale et des Forces armées en fonction des ressources budgétaires de l’État.
Le parti préconise également la constitution d’une armée d’environ 10 000 militaires, appuyée par une unité de 5 000 agents spécialisés dans le renseignement et l’intelligence, afin de mieux répondre aux défis sécuritaires auxquels Haïti est confrontée. Ces propositions s’inscrivent dans un contexte où les questions de sécurité, de gouvernance et de relance économique demeurent au cœur du débat public haïtien.
SINoteam Media Info





