Port-au-Prince, 28 août 2026 — Candidat à la députation dans la commune de Delmas, Leonel Bien-Aimé dénonce avec vigueur la dégradation de la situation sécuritaire à Kenscoff et à Delmas, marquée, selon lui, par des assassinats, des enlèvements et une multiplication des attaques armées contre la population civile.

À Kenscoff, le candidat se dit profondément préoccupé par les violences qui endeuillent les familles et déplore le sang versé par des citoyens qui, selon lui, n’ont rien à voir avec les luttes de pouvoir, les intérêts des grands acteurs économiques ou les querelles politiques.
Leonel Bien-Aimé s’interroge notamment sur le sort des habitants qui cultivent la terre pour nourrir la population. Il rappelle que ces agriculteurs produisent des fruits et des légumes pour alimenter le pays, mais qu’au lieu de récolter les fruits de leur travail, certains sont aujourd’hui confrontés à la mort, aux enlèvements et à l’insécurité.
Le candidat dit également avoir appris avec une grande tristesse que plusieurs membres d’une même famille ont été tués par des hommes armés, plongeant leurs proches dans le désespoir. Il dénonce particulièrement les drames au cours desquels des parents assistent impuissants à l’exécution de leurs enfants, ou des enfants voient leurs père et mère tomber sous les balles.
Face à ces traumatismes, Leonel Bien-Aimé réclame un véritable accompagnement de l’État en faveur des survivants et des familles victimes. Il préconise notamment un soutien psychologique, la construction de logements sociaux décents ainsi que la création d’activités commerciales et d’emplois afin de permettre aux personnes affectées par la violence de reconstruire leur vie.
Delmas face à la montée des enlèvements
À Delmas, le candidat dénonce également la recrudescence des enlèvements dans plusieurs secteurs, notamment Delmas 31, Delmas 75 et Katalpa. Il estime que la situation sécuritaire s’est fortement détériorée au cours des dernières semaines, permettant aux groupes armés d’opérer avec davantage de facilité dans certains quartiers.
Leonel Bien-Aimé critique ainsi la passivité qu’il attribue au gouvernement, aux forces armées et à la Police nationale d’Haïti face à cette situation. Selon lui, l’État doit reprendre ses responsabilités et garantir la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire.
Pour le candidat, la réponse à l’insécurité ne doit toutefois pas être uniquement sécuritaire. Elle doit également intégrer des mesures sociales et économiques capables de soutenir les familles victimes, de créer des emplois et de redonner de l’espoir à une population confrontée quotidiennement à la peur et à la violence.
Sinoteam Media Info
Rédaction : Sinoïs Francius





