Haïti : le parcours du magistrat Lesly Jules au cœur des revendications pour un exécutif bicéphale

Port-au-Prince, 11 septembre 2026

Sinoteam Media Info

Le commissaire Lesly Jules figure parmi les magistrats haïtiens dont le parcours au sein de l’appareil judiciaire est aujourd’hui mis en avant par certains secteurs politiques et de la société civile dans le cadre des réflexions sur une éventuelle transition politique en Haïti.
Selon les éléments communiqués à Sinoteam Media Info, Lesly Jules aurait intégré la magistrature comme commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Saint-Marc en 2001, fonction qu’il aurait exercée jusqu’en 2007. En 2011, il aurait été nommé commissaire du gouvernement au Cap-Haïtien, avant de poursuivre son parcours à Aquin en 2014, toujours comme magistrat du parquet.
Son parcours l’aurait ensuite conduit au siège, notamment à la Cour d’appel des Gonaïves, avant une affectation à la Cour d’appel de Port-au-Prince. En 2021, il aurait accédé à la Cour de cassation en qualité de commissaire du gouvernement près cette haute juridiction.
Ce parcours, présenté par ses soutiens comme celui d’un « magistrat debout » ayant traversé plusieurs niveaux de l’appareil judiciaire, est désormais évoqué dans les débats sur l’avenir institutionnel du pays.
Une figure proposée pour la transition
Certains citoyens et secteurs politiques considèrent Lesly Jules comme une personnalité susceptible de jouer un rôle dans une éventuelle transition. Ses partisans mettent notamment en avant son expérience de l’appareil judiciaire et sa connaissance du fonctionnement des institutions publiques.
Cette proposition intervient alors que plusieurs secteurs dénoncent ce qu’ils considèrent comme les limites d’un pouvoir exécutif concentré entre les mains d’une seule structure. Des conférences, rencontres politiques et mouvements de mobilisation ont récemment servi de tribune à ceux qui réclament une nouvelle formule de gouvernance.
Pour ces secteurs, un exécutif bicéphale pourrait constituer une alternative permettant de renforcer les mécanismes de contrôle, de rééquilibrer les pouvoirs et de mieux répondre à la crise institutionnelle et sécuritaire qui frappe le pays.
Des acteurs politiques veulent porter le dossier devant la Cour de cassation
Dans cette dynamique, les équipes de Denord Artus, de Jean-Claude Pierre-Louis, ainsi que certains acteurs de la diaspora, affirment vouloir faire entendre leur position auprès de la communauté internationale et de la CARICOM, engagée dans les consultations autour de la crise haïtienne.
Ces secteurs déclarent vouloir également porter leurs revendications devant la Cour de cassation, considérée par eux comme une institution pouvant jouer un rôle important dans la recherche d’une issue à la crise.
La question d’une éventuelle implication du magistrat Lesly Jules dans une formule de transition reste toutefois au stade des revendications politiques. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur la nécessité, selon ses promoteurs, de revoir la configuration de l’exécutif et de mettre en place un mécanisme capable de répondre aux difficultés administratives, économiques, sécuritaires et institutionnelles du pays.
Alors que les consultations politiques se poursuivent, la bataille autour de la prochaine architecture du pouvoir en Haïti semble donc loin d’être terminée. Pour les secteurs favorables à cette formule, le recours à la Cour de cassation et la mise en place d’un exécutif bicéphale constituent désormais deux axes majeurs de leur stratégie.
Par Sinoïs Francius Production:Sinoteam Media Info
Tel…3674-3106

Laisser un commentaire

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture