Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, tire la sonnette d’alarme sur les risques que les relations présumées entre certains acteurs politiques et des groupes armés pourraient faire peser sur les prochaines élections en Haïti. Lors d’un échange avec la presse jeudi 10 septembre, il a évoqué une « certaine collusion » entre ces deux milieux.

Selon le responsable de l’OEA, ces éventuels rapprochements pourraient affecter la crédibilité du processus électoral. Il affirme avoir discuté avec les autorités haïtiennes de la nécessité de mettre en place des critères permettant d’écarter de la course électorale les candidats qui seraient liés à des organisations criminelles.
Albert Ramdin déplore toutefois l’absence de réponse claire sur cette question. Pour lui, l’identification des candidats concernés et la connaissance des décisions prises à leur égard permettraient de mieux évaluer l’influence que pourraient exercer les organisations criminelles sur le scrutin.
Le secrétaire général de l’OEA considère par ailleurs l’insécurité comme le principal obstacle à la tenue des élections. Il s’interroge notamment sur les résultats de la Force de répression des gangs et souligne que certains pays n’ont pas encore fourni le soutien attendu à cette mission soutenue par les Nations unies.
Ramdin rappelle que l’organisation des élections nécessite un environnement suffisamment sécurisé. Cette préoccupation intervient alors que les violences continuent de toucher plusieurs régions du pays et compliquent les efforts visant à préparer les prochaines échéances électorales.
Redaction:Gesnel Moïse
Production:SINOTEAM MEDIA INFO
TEL..3674-3106/3357-8492





