Haïti-Politique : une soixantaine de partis politiques forment un bloc majoritaire autour du Pacte national pour les élections

Environ soixante partis politiques signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ont officialisé la formation d’un grand bloc majoritaire. Cette coalition affirme vouloir peser dans la transition politique en mettant l’accent sur la sécurité et la tenue d’élections crédibles.

Les responsables du bloc avancent trois principales motivations ayant conduit à la signature de cet accord avec le Premier ministre révoqué, Alix Didier Fils-Aimé. D’abord, le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, conformément à l’article 8 du Pacte, notamment à travers le renforcement des capacités de la police et des forces armées. Ensuite, l’organisation des élections générales prévues le 30 août 2026, conformément au calendrier électoral, les partis politiques affirmant être engagés dans un processus électoral depuis près d’une décennie. Enfin, la réouverture des routes nationales #1 et #2 afin de faciliter la circulation entre le Grand Nord et le Grand Sud, et permettre aux candidats de mener librement leurs campagnes.

Le président du bloc, Fritznel Chérie, issu du parti Lave, précise toutefois que cet engagement ne constitue pas un « chèque en blanc » en faveur d’Alix Didier Fils-Aimé. Il met en garde contre toute tentative de prolongation du pouvoir, soulignant que la mission principale du Premier ministre demeure le rétablissement de la sécurité et l’organisation des élections.

De son côté, le porte-parole du bloc, Francklin Thelord, du parti Alliance, affirme que certains acteurs politiques chercheraient à saboter le processus électoral, notamment en complotant contre le Conseil électoral provisoire (CEP). Il assure que ces manœuvres ne réussiront pas, insistant sur le fait que la sécurité des élections reste la priorité absolue pour sortir le pays de la crise.

Pour sa part, le secrétaire général du bloc, Gène Barthélemy, appelle à « démafiatiser » la politique haïtienne. Il dénonce l’influence de réseaux mafieux qu’il considère comme un frein majeur à la stabilité politique, estimant que les discours ne correspondent pas aux actions sur le terrain.

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