Port-au-Prince, le 23 juillet 2026 – À quelques jours de la fin de sa mission en Haïti, le chargé d’affaires des États-Unis, Henry Wooster, a évoqué le retour de l’ancien président Michel Joseph Martelly lors d’une conférence de presse tenue à l’ambassade américaine à Tabarre.

Interrogé sur la présence de l’ex-chef de l’État en Haïti, le diplomate a confirmé que les autorités américaines suivent le dossier. Il a indiqué que Washington est informé du retour de Michel Martelly, précisant que celui-ci est revenu afin de répondre à une convocation de la justice haïtienne.
Henry Wooster a également rappelé que les sanctions imposées par les États-Unis à l’ancien président demeurent en vigueur. Il a toutefois souligné que ces mesures administratives ne constituent pas une condamnation pénale, rappelant qu’en droit américain seule une décision de justice peut établir la culpabilité d’une personne et entraîner une privation de ses libertés fondamentales.
Le diplomate a insisté sur le fait que les États-Unis n’interviennent pas dans les décisions de la justice haïtienne. « Je ne suis ni avocat ni juge », a-t-il déclaré, affirmant ne disposer d’aucune autorité sur les procédures engagées contre Michel Martelly.
Ces déclarations interviennent quelques jours après la comparution de l’ancien président devant le juge instructeur Jean Denis Cyprien, dans le cadre du supplément d’information relatif à l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse. Entendu pendant près de quatre heures, Michel Martelly a quitté le palais de justice sans faire de déclaration publique, tandis que son avocat, Me Mario Delcy, a assuré que son client avait répondu à toutes les questions du magistrat.






