Port-au-Prince, le 2 août 2026 – Les organisations syndicales UNNOH, CENEH et CUTRASEPH ont vivement critiqué l’organisation de la « Journée d’échanges sur la rentrée scolaire 2026-2027 », tenue le 31 juillet à l’hôtel Karibe à l’initiative du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).

Dans une lettre ouverte adressée au ministre Vijonet DÉMÉRO, les syndicats estiment que cette activité, annoncée comme un espace de concertation entre les acteurs du secteur éducatif, s’est transformée en un exercice de communication institutionnelle où les organisations syndicales n’ont pas pu exprimer leurs préoccupations ni formuler leurs propositions.
Les signataires affirment que les échanges promis dans la lettre d’invitation n’ont pas eu lieu. Ils dénoncent notamment l’absence de discussions sur plusieurs dossiers qu’ils jugent prioritaires, parmi lesquels l’application de l’Accord du 20 janvier 2025, la situation des enseignants non rémunérés, les conditions de travail du personnel éducatif, l’insécurité affectant les écoles ainsi que l’augmentation des frais de scolarité dans certains établissements privés.
Les organisations syndicales demandent au MENFP de convoquer, dans les meilleurs délais, une véritable journée nationale de concertation réunissant les syndicats, les responsables d’établissements scolaires, les associations de parents d’élèves et les autres partenaires du système éducatif afin d’élaborer une feuille de route consensuelle pour la rentrée scolaire 2026-2027.
De son côté, le MENFP avait présenté cette rencontre comme une initiative destinée à réunir les principaux acteurs du secteur autour des enjeux liés à la transformation curriculaire, à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la mobilisation des ressources nécessaires pour assurer une rentrée scolaire réussie. Le ministère entendait également favoriser les échanges avec les partenaires du secteur éducatif.
À l’heure de la publication de cet article, le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle n’avait pas encore réagi publiquement aux critiques formulées par les trois organisations syndicales. Sa version des faits sera publiée dès qu’elle sera disponible, conformément aux principes d’équilibre et du droit de réponse.





