Jean Fenel Thanis prend la tête de l’opposition et annonce une mobilisation nationale à partir du 12 août

Port-au-Prince, 7 août 2026 — L’ancien député Jean Fenel Thanis se positionne désormais comme l’un des principaux chefs de l’opposition haïtienne. Devant plus de 500 responsables d’organisations et de partis politiques, dirigeants politiques, anciens parlementaires, responsables syndicaux et représentants de différents secteurs de la société, il a annoncé, ce vendredi 7 août, le lancement d’une série de mobilisations à travers le pays pour réclamer le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

La première grande mobilisation est annoncée pour le mercredi 12 août à Port-au-Prince, avec un départ prévu à Delmas 41. Une deuxième manifestation est programmée le 14 août au Cap-Haïtien, avant un élargissement du mouvement à d’autres villes du pays.

Prenant officiellement la tête de cette nouvelle dynamique de l’opposition, Jean Fenel Thanis affirme vouloir rassembler les différents acteurs politiques opposés à la gestion actuelle du pouvoir. Il appelle à une mobilisation nationale autour de ce qu’il présente comme une exigence de changement politique et institutionnel.

Contestation du processus électoral

Dans son intervention, l’ancien député a vivement dénoncé les démarches entreprises par le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé en vue de l’organisation des prochaines élections.

Jean Fenel Thanis accuse le chef du gouvernement de préparer, selon ses termes, « un bain de sang » à travers des manœuvres politiques et électorales. Il conteste également la légitimité du processus électoral annoncé, qualifiant le décret électoral de « décret mascarade » et dénonçant ce qu’il considère comme un calendrier électoral contestable.

Le chef de l’opposition soutient qu’Alix Didier Fils-Aimé ne disposerait, selon son interprétation de la Constitution, « ni du titre ni de la qualité » nécessaires pour convoquer directement le peuple aux élections.

Il invoque notamment l’article 149 de la Constitution, qui prévoit les mécanismes institutionnels applicables en cas de vacance de la présidence de la République. Pour Thanis, les dispositions constitutionnelles doivent être respectées et ne peuvent être contournées par des arrangements politiques.

Un appel au départ du Premier ministre

Au-delà de la contestation électorale, la mobilisation annoncée poursuit un objectif politique clairement affiché : obtenir le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Jean Fenel Thanis propose que le chef du gouvernement soit remplacé par un juge issu de la Cour de cassation, qui aurait ensuite pour mission de conduire une transition politique reposant sur un consensus entre les différents secteurs politiques du pays.

Cette proposition traduit la volonté de l’opposition de remettre au centre du débat la question d’une éventuelle transition politique consensuelle, alors que le pays reste confronté à de profondes divisions institutionnelles, sécuritaires et politiques.

Le rendez-vous du 12 août

La manifestation annoncée à Port-au-Prince constitue ainsi le premier test de cette nouvelle stratégie de mobilisation. Jean Fenel Thanis appelle les organisations politiques, syndicales et sociales qui partagent ses préoccupations à rejoindre le mouvement.

Le rendez-vous est fixé au 12 août à Delmas 41, avant la mobilisation annoncée au Cap-Haïtien le 14 août.

À travers ces deux premières journées d’action, le nouveau chef de l’opposition entend démontrer sa capacité à fédérer les forces hostiles au pouvoir en place et à transformer la contestation politique en une mobilisation nationale.

Reste désormais à savoir quelle sera l’ampleur de la participation populaire et, surtout, quelle sera la réaction du gouvernement face à cette nouvelle offensive de l’opposition.

Dans un contexte où la question électorale demeure au cœur des tensions politiques, les prochaines s

Laisser un commentaire

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture