VINGT FORMATEURS HAÏTIENS S’APPRÊTENT À SE RENDRE EN FRANCE POUR RENFORCER LEURS COMPÉTENCES

Port-au-Prince, lundi 31 août 2026
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présidé, ce lundi 31 août, à la Villa d’Accueil, une cérémonie organisée en l’honneur de vingt (20) formateurs et formatrices haïtiens appelés à se rendre en France dans le cadre d’une formation spécialisée consacrée à la mise en œuvre de la réforme pénale en Haïti.
Cette délégation est composée notamment d’avocats, de magistrats et d’autres professionnels intervenant dans la chaîne pénale. La formation qu’ils suivront en France vise à renforcer leurs connaissances sur les nouvelles infractions, les nouvelles procédures, le rôle du commissaire du gouvernement ainsi que sur les principales modifications introduites dans le nouveau cadre légal.
Au cours de la cérémonie, plusieurs responsables ont souligné l’importance stratégique de cette initiative pour accompagner la transformation du système judiciaire haïtien. La présidente de la Commission chargée de l’application de la réforme pénale, Me Sabine Boucher, le représentant de l’Ambassade de France en Haïti, Gautier Lekens, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Patrick Pélissier, ainsi que le représentant du président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Carvens Jean, ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des professionnels appelés à appliquer les nouvelles dispositions.
Vers une justice plus moderne et plus efficace
Dans son intervention, le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté de l’Exécutif de contribuer à la mise en place d’une justice plus efficace, plus moderne et davantage accessible aux citoyens.
Alix Didier Fils-Aimé a notamment évoqué plusieurs difficultés qui affectent le fonctionnement du système judiciaire, parmi lesquelles la durée excessive des détentions et l’inadéquation de certaines sanctions. Pour le Premier ministre, la réforme pénale doit permettre de répondre à ces défis tout en consolidant les principes de l’État de droit.
« Cette réforme trace une nouvelle voie pour la justice haïtienne », a déclaré le Premier ministre, soulignant parallèlement l’importance de préparer adéquatement les professionnels qui auront la responsabilité de traduire les nouvelles dispositions légales dans la pratique.
Les formateurs appelés à devenir des relais de la réforme
Au-delà de leur propre perfectionnement, les vingt professionnels sélectionnés auront une responsabilité particulière à leur retour en Haïti. Ils devront, à leur tour, transmettre les connaissances et compétences acquises aux autres acteurs de la chaîne judiciaire.
Cette approche vise à favoriser une appropriation progressive de la réforme par les différents professionnels concernés et à faciliter son application de manière cohérente et durable.
Le dispositif doit notamment toucher les acteurs judiciaires intervenant dans les dix juridictions du pays, avec l’objectif de renforcer progressivement les capacités institutionnelles et professionnelles nécessaires à l’application du nouveau cadre pénal.
La formation en France constitue ainsi une étape dans le processus d’accompagnement de la réforme pénale haïtienne, dont la réussite dépendra également de la capacité des institutions judiciaires à disposer de ressources humaines suffisamment préparées pour appliquer les nouvelles règles.
Rédaction : Sinoïs Francius
Production : Sinoteam Media Info





