TENSIONS AU SEIN DE VIKTWA

EDDY ADMÉ DONNE 48 HEURES POUR REVOIR LES CANDIDATURES DANS LE SUD

Port-au-Prince, 27 septembre 2026

Un vent de contestation souffle au sein de la Plateforme politique Viktwa autour du processus de désignation des candidats aux prochaines élections dans le département du Sud.
Le coordonnateur général de CRID’ALARME POUR HAÏTI (CRID’AH), Eddy Admé, membre de l’Accord de sortie de crise patriotique haïtien (Angé) et membre fondateur de l’Accord PACK Historique, monte au créneau et donne 48 heures aux responsables de Viktwa pour revoir certaines décisions prises lors d’une réunion tenue à l’hôtel Oasis.
Au cœur de la contestation : les choix effectués concernant les candidatures au Sénat et à la députation dans le Sud. Eddy Admé affirme que les décisions annoncées ne correspondraient pas au consensus qui aurait été dégagé au cours des discussions internes.
Il demande notamment à la coordination nationale de reconsidérer la décision ayant conduit à la présentation de Wilner Joseph comme candidat de Viktwa, estimant qu’une autre orientation aurait été retenue lors de la réunion.
Eddy Admé met également en cause le rôle d’Ulrick Saint-Cyr, Yvon Feuillé et Sinal Bertrand, auxquels il reproche, selon ses déclarations, d’avoir pris des décisions susceptibles d’aggraver les tensions au sein de la plateforme.
Il insiste sur la nécessité de respecter les différentes formations politiques membres de Viktwa et conteste ce qu’il considère comme une concentration du pouvoir décisionnel entre les mains de certains responsables.
« La coordination nationale n’est pas une affaire de gros bras. Nous sommes dans une démocratie, pas dans une dictature », déclare Eddy Admé, appelant à privilégier le dialogue et les mécanismes démocratiques internes.
Le représentant de MPC Haïti affirme également que son organisation ne disposerait d’aucun candidat au Sénat dans le Sud, malgré sa participation à la plateforme. Il s’interroge ainsi sur la représentativité des différentes composantes de Viktwa et sur les conséquences de ces choix sur la confiance de la jeunesse et du secteur paysan.
Eddy Admé rappelle par ailleurs que Viktwa ne serait pas composée uniquement de KODORA et de DEHFI, mais de plusieurs formations politiques. Il estime, en conséquence, que les décisions relatives aux candidatures devraient être le résultat d’un processus collectif prenant en compte les différentes composantes de la plateforme.
Face à cette situation, il annonce la possibilité de recours judiciaires si aucune modification n’est apportée aux décisions contestées. Il invite les conseillers juridiques et les responsables des partis concernés à rester mobilisés.
Plusieurs responsables de Viktwa sont directement interpellés dans son intervention, notamment Me C. Rémy Leblanc, coordonnateur national, Wilner Joseph, Me Jean-Henry Céant, ainsi que plusieurs membres du comité exécutif, dont le Dr Cadet, Steve Paste, Destiné, Richaderson et l’ambassadeur Dupouy.
Eddy Admé annonce enfin une conférence de presse mardi matin, au cours de laquelle il entend présenter plus largement ses positions et demander officiellement une révision des décisions contestées.
À l’approche des échéances électorales, cette contestation autour des candidatures dans le Sud illustre les tensions que peuvent provoquer les négociations internes au sein des plateformes politiques, notamment lorsqu’il s’agit de répartir les candidatures entre leurs différente composantes.

Rédaction : Sinoïs Francius
Production : SINOTEAM MEDIA INFO
Contact : (509) 3674-3106

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