Plusieurs structures politiques et sociales ont élevé la voix ce jeudi 19 mars 2026 pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une rupture de l’ordre constitutionnel. Réunies lors d’une conférence de presse, elles remettent en question la légitimité d’Alix Didier Fils-Aimé à diriger l’exécutif dans le contexte actuel.

Les organisations signataires de la déclaration du 2 mars affirment que la situation nationale s’est aggravée depuis le 7 février 2026. Elles évoquent une dynamique politique qu’elles jugent contraire aux intérêts du pays, estimant que les institutions sont fragilisées et que l’équilibre démocratique est menacé.
Au centre des critiques figure un décret pris à cette même date, que ces acteurs interprètent comme une auto-attribution du pouvoir exécutif. Selon eux, cette démarche s’inscrit en contradiction avec les principes de la Constitution en vigueur et soulève de sérieuses préoccupations quant au respect des normes démocratiques.
Les intervenants ont également exprimé des inquiétudes concernant certaines décisions administratives, notamment la conclusion d’accords par des responsables qu’ils jugent dépourvus de légitimité. Ils évoquent l’influence de cercles informels susceptibles de peser sur les orientations politiques du pays.
Sur le plan sécuritaire, le bilan dressé par ces organisations reste préoccupant. Elles dénoncent l’absence de résultats tangibles face à l’insécurité persistante, soulignant que des zones stratégiques et plusieurs axes routiers continuent d’échapper au contrôle de l’État.
Enfin, ces acteurs estiment que les conditions actuelles ne permettent pas la tenue d’élections crédibles. Ils appellent à l’ouverture d’un dialogue national inclusif en vue de parvenir à un consensus politique, condition qu’ils jugent essentielle pour rétablir la stabilité institutionnelle.






