Le bilan de Mario Andrésol au ministère de la Défense contesté

Le bilan présenté par le ministre de la Défense, Mario Andrésol, est vivement contesté par plusieurs sources au sein des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et du ministère de la Défense. Elles estiment que la plupart des réalisations mises en avant ont été engagées sous l’administration de son prédécesseur, Jean-Michel Moïse.

Selon ces sources, les soldats récemment diplômés ainsi que les recrues actuellement en formation ont été recrutés sous l’ancienne administration. Elles soutiennent que ces dernières devaient débuter leur formation le 16 mars, mais que leur incorporation aurait été retardée. Elles affirment également que l’acquisition de l’hôtel Best Western, la réhabilitation des bases militaires et les principaux accords de coopération internationale avaient déjà été lancés avant le changement de gouvernement.

Les mêmes sources dénoncent la dissolution de la Commission des marchés publics du ministère dès l’arrivée de Mario Andrésol. Elles soutiennent qu’aucun contrat d’investissement n’aurait été signé ou transmis à la Cour supérieure des comptes depuis son entrée en fonction.

Elles reprochent également au ministre de privilégier sa communication personnelle au détriment de la gestion du ministère, estimant que ses activités sont largement médiatisées sans résultats concrets.

Toujours selon ces sources, aucun nouvel équipement militaire n’aurait été acquis, aucun soldat n’aurait été recruté et formé sous l’administration actuelle et aucun investissement majeur n’aurait été réalisé. Elles affirment en outre que plusieurs directions départementales chargées de la gestion des équipements et de la collecte de renseignements auraient été fermées, ce qu’elles qualifient de recul institutionnel.

Par ailleurs, des militaires et des employés civils du ministère décrivent un climat de mécontentement. Ils évoquent des retards dans le paiement des soldes, l’absence de crédits sur les cartes de débit de la majorité des militaires ainsi que des arriérés de salaires touchant plusieurs employés civils, dont certains n’auraient plus été rémunérés depuis le mois de mars.

Selon des sources concordantes, notamment plusieurs hauts gradés des FAd’H et des fonctionnaires du ministère de la Défense, les informations recueillies par notre rédaction vont dans le même sens que ces critiques. À ce stade, le ministère de la Défense n’a pas publiquement réagi à ces allégations.

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