Une délégation interaméricaine et internationale de haut niveau en visite en Haïti

Port-au-Prince, 18 août 2026 — Le rétablissement de la sécurité, la stabilité du pays ainsi que l’organisation d’élections crédibles, inclusives et transparentes étaient au cœur des discussions, lundi 17 août 2026, lors d’une rencontre entre le Premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé, et une délégation interaméricaine et internationale de haut niveau.

Conduite par le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, la délégation comprend notamment la secrétaire générale de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), Carla Barnett. Arrivée à Port-au-Prince le 16 août, la mission internationale doit se poursuivre jusqu’au 19 août 2026.

Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté principalement sur la situation sécuritaire, la stabilité politique et institutionnelle ainsi que les conditions nécessaires à la tenue des prochaines élections.

Le rétablissement de la sécurité apparaît comme une condition fondamentale à la réussite du processus électoral. Les interlocuteurs ont examiné les moyens permettant à l’État de renforcer son autorité sur les territoires affectés par la violence, de protéger la population et de créer un environnement favorable à la participation citoyenne.

La préparation des élections prévues en 2026 occupait également une place importante dans les discussions. La délégation internationale a souligné l’importance d’un processus électoral crédible, inclusif, transparent et accessible, permettant au peuple haïtien de choisir librement ses représentants.

Cette mission intervient dans un contexte particulièrement délicat, marqué par la persistance de l’insécurité, les déplacements de populations et les profondes difficultés institutionnelles auxquelles le pays est confronté.

La poursuite des consultations avec les différents acteurs haïtiens devrait permettre à la délégation internationale de mieux évaluer les conditions politiques, sécuritaires et institutionnelles nécessaires à la tenue des élections et à la stabilisation du pays.

À l’approche de la fin de l’année 2026, la question demeure donc centrale : comment rétablir suffisamment de sécurité et de stabilité pour permettre l’organisation d’élections crédibles et garantir une véritable expression démocratique du peuple haïtien ?

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