Pacte du 21 février : l’ANAJHAD interpelle l’exécutif et rappelle ses engagements envers la population

Pacte du 21 février : l’ANAJHAD interpelle l’exécutif et rappelle ses engagements envers la population

Le grand angle – Ce vendredi 24 avril 2026, à l’occasion des « vendredis de l’ANAJHAD », l’Association des Juristes Haïtiens pour l’Avancement du Droit a tenu une conférence de presse pour interpeller les autorités en place. Face à une population « à bout de souffle », son président, Me Marc Sony Charles, a rappelé les engagements pris par le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé dans le cadre du pacte du 21 février 2026, tout en dénonçant des dérives persistantes sur les plans politique et juridique.

Une légitimité constitutionnelle contestée

L’exécutif issu du pacte du 21 février 2026 respecte-t-il la Constitution ? Pour l’ANAJHAD, la réponse est non. Toutefois, plutôt que de rejeter l’accord, l’organisation choisit de s’y référer pour exiger des résultats concrets.

Devant la presse, Me Marc Sony Charles est revenu sur l’évolution du pouvoir exécutif depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse.
« La Constitution de 1987 prévoit un exécutif bicéphale. Avec Ariel Henry, nous sommes passés à une configuration monocéphale. Ensuite, avec le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et un Premier ministre, le pouvoir s’est retrouvé entre les mains de dix personnes. Autant de dérives », a-t-il déclaré.

Selon lui, le pacte du 21 février 2026 s’inscrit dans cette continuité. « Cet accord s’écarte du cadre constitutionnel. Il traduit une dérive politico-juridique et une tentative de confiscation de la souveraineté nationale », a-t-il affirmé, tout en précisant que l’ANAJHAD ne l’a pas signé mais entend veiller au respect des engagements qu’il contient.

Quatre engagements sous surveillance

Me Charles a mis en avant quatre promesses majeures inscrites dans le texte :

  1. Mettre l’État au service de la nation (article 6) – une volonté de mettre fin à l’absence de l’État.
  2. Garantir la sécurité des vies et des biens (articles 7 à 9) – un engagement face à la crise sécuritaire.
  3. Améliorer les conditions de vie (articles 10 et 11) – une priorité dans un contexte marqué par l’insécurité alimentaire.
  4. Renforcer les institutions et organiser des élections crédibles – une étape clé pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Un avertissement aux dirigeants

Si ces orientations sont jugées pertinentes, l’association insiste sur la nécessité de passer à l’action.

« La population vit dans une misère extrême. Les dirigeants sont tenus de respecter les engagements pris. Ils ont promis compétence, objectivité et éthique. Nous les prévenons : nous restons vigilants », a déclaré Me Marc Sony Charles.

L’ANAJHAD réaffirme ainsi son rôle de vigie citoyenne, en s’engageant à informer la population et à exiger des mesures concrètes pour rétablir la sécurité, améliorer les conditions de vie et garantir les libertés fondamentales.

En attendant des actions tangibles, la population haïtienne continue d’espérer des changements à la hauteur des promesses annoncées.

Le grand angle – Ce vendredi 24 avril 2026, à l’occasion des « vendredis de l’ANAJHAD », l’Association des Juristes Haïtiens pour l’Avancement du Droit a tenu une conférence de presse pour interpeller les autorités en place. Face à une population « à bout de souffle », son président, Me Marc Sony Charles, a rappelé les engagements pris par le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé dans le cadre du pacte du 21 février 2026, tout en dénonçant des dérives persistantes sur les plans politique et juridique.

Une légitimité constitutionnelle contestée

L’exécutif issu du pacte du 21 février 2026 respecte-t-il la Constitution ? Pour l’ANAJHAD, la réponse est non. Toutefois, plutôt que de rejeter l’accord, l’organisation choisit de s’y référer pour exiger des résultats concrets.

Devant la presse, Me Marc Sony Charles est revenu sur l’évolution du pouvoir exécutif depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse.
« La Constitution de 1987 prévoit un exécutif bicéphale. Avec Ariel Henry, nous sommes passés à une configuration monocéphale. Ensuite, avec le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et un Premier ministre, le pouvoir s’est retrouvé entre les mains de dix personnes. Autant de dérives », a-t-il déclaré.

Selon lui, le pacte du 21 février 2026 s’inscrit dans cette continuité. « Cet accord s’écarte du cadre constitutionnel. Il traduit une dérive politico-juridique et une tentative de confiscation de la souveraineté nationale », a-t-il affirmé, tout en précisant que l’ANAJHAD ne l’a pas signé mais entend veiller au respect des engagements qu’il contient.

Quatre engagements sous surveillance

Me Charles a mis en avant quatre promesses majeures inscrites dans le texte :

  1. Mettre l’État au service de la nation (article 6) – une volonté de mettre fin à l’absence de l’État.
  2. Garantir la sécurité des vies et des biens (articles 7 à 9) – un engagement face à la crise sécuritaire.
  3. Améliorer les conditions de vie (articles 10 et 11) – une priorité dans un contexte marqué par l’insécurité alimentaire.
  4. Renforcer les institutions et organiser des élections crédibles – une étape clé pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Un avertissement aux dirigeants

Si ces orientations sont jugées pertinentes, l’association insiste sur la nécessité de passer à l’action.

« La population vit dans une misère extrême. Les dirigeants sont tenus de respecter les engagements pris. Ils ont promis compétence, objectivité et éthique. Nous les prévenons : nous restons vigilants », a déclaré Me Marc Sony Charles.

L’ANAJHAD réaffirme ainsi son rôle de vigie citoyenne, en s’engageant à informer la population et à exiger des mesures concrètes pour rétablir la sécurité, améliorer les conditions de vie et garantir les libertés fondamentales.

En attendant des actions tangibles, la population haïtienne continue d’espérer des changements à la hauteur des promesses annoncées.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture