Petit-Place-Cazeau

Me Arnel Rémy prend la défense des petits commerçants face au projet du DG de la SMGRS

Le cabinet de Me Arnel Rémy, spécialisé dans la défense des commerçants et des petits marchands du marché Résistance de Petit-Place-Cazeau, a organisé, le samedi 3 octobre 2026, une conférence de presse pour dénoncer les tentatives présumées du directeur général du Service métropolitain de gestion des résidus solides (SMGRS), Daril Baltazard, de récupérer un espace destiné à la construction d’un marché moderne.

Selon les explications de l’avocat, le directeur général de la SMGRS souhaiterait utiliser cet espace, situé dans la zone de Caradeux, pour entreposer des déchets. Une perspective vivement contestée par les petits commerçants et les habitants du secteur.
Me Arnel Rémy a indiqué que, dès que le comité des marchands a sollicité les services de son cabinet, des correspondances ont été adressées à la Direction générale des impôts (DGI) et à la mairie de Delmas afin de les alerter sur la situation et de solliciter leur intervention urgente. L’avocat affirme que les marchands disposent d’un ticket délivré par la mairie les autorisant à entreprendre la construction.
Me Rémy met en garde contre toute tentative de récupération de cet espace. Il annonce être prêt à engager des poursuites judiciaires contre tout policier qui accompagnerait le DG Daril Baltazard dans une opération visant à déposséder les petits marchands. Il interpelle également les responsables de la Police nationale d’Haïti (PNH), notamment le directeur général, Vladimyr Paraison, afin que des instructions claires soient données pour empêcher toute mobilisation de policiers dans une telle opération.
L’avocat estime par ailleurs que la récupération ou la saisie d’un terrain par décret ne relève pas des attributions d’un directeur de la SMGRS, mais des autorités municipales compétentes. Il invite les petits commerçants à rester prudents, évoquant des menaces de représailles sanglantes qui pèseraient sur eux.
De leur côté, les marchands se disent déterminés à ne pas céder aux pressions. Ils affirment placer leur confiance dans le cabinet de Me Arnel Rémy pour défendre leurs intérêts. Plusieurs d’entre eux, qui ont souhaité garder l’anonymat, expliquent être épuisés par l’insécurité, le chômage et les difficultés économiques. Incapables de payer régulièrement leur loyer et les frais scolaires de leurs enfants, ils disent avoir entrepris des démarches auprès de la DGI et de la mairie pour obtenir cet espace et y construire un marché moderne leur permettant de gagner dignement leur vie.
La contestation dépasse toutefois le cadre des commerçants. Les habitants de Petit-Place-Cazeau et de Caradeux expriment également leur inquiétude. Selon eux, transformer cet espace en lieu de stockage des déchets exposerait la population à des risques sanitaires importants, notamment à des épidémies et à diverses maladies.
Ils dénoncent une décision qu’ils considèrent comme une menace supplémentaire pour une population déjà confrontée à l’insécurité, au manque d’infrastructures sanitaires et à l’absence de services publics adéquats. Ils reprochent au directeur de la SMGRS de ne pas chercher à comprendre les difficultés quotidiennes des habitants, particulièrement pendant les périodes de pluie et de fortes chaleurs.
Face à cette situation, les commerçants et les riverains interpellent le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ils l’appellent à intervenir auprès du directeur général de la SMGRS, Daril Baltazard, afin de trouver une solution à ce différend et d’éviter une aggravation des tensions à Petit-Place-Cazeau et à Caradeux.
À travers cette conférence de presse, Me Arnel Rémy et les représentants des petits marchands entendent ainsi attirer l’attention des autorités sur un conflit qui oppose deux préoccupations : la gestion des déchets et la recherche d’un espace pour développer des activités commerciales. Les commerçants réclament la possibilité de construire leur marché moderne, tandis que les riverains demandent que toute décision concernant cet espace tienne compte de leurs conditions de vie et des éventuelles conséquences sanitaires.
En attendant une réaction des autorités concernées, les petits marchands maintiennent leur détermination à défendre leurs intérêts et espèrent que les démarches entreprises auprès des institutions compétentes permettront de parvenir à une issue favorable, sans affrontement ni recours à la force.

Rédaction : Sinoïs Francius
Production : SINOTEAM MEDIA INFO
Contact (509)3674-3106

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