LE CABINET VIA CONCORDIAE EXIGE DES SANCTIONS CONTRE LE DIRECTEUR GÉNÉRAL WILLY LIMA ET RÉCLAME JUSTICE POUR CHERLEY JEFFREY CHARLES

Port-au-Prince, 3 octobre 2026
Le Cabinet d’avocats VIA CONCORDIAE monte au créneau dans le dossier d’allégations d’agression sexuelle impliquant le directeur général d’ADRA-Haïti, le docteur Willy Lima, et la secrétaire régionale de l’institution dans l’Artibonite, Cherley Jeffrey Charles. Lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 2 octobre 2026, à Bois-Verna, dans la ruelle Duncombe, les avocats de la plaignante ont dénoncé la gestion du dossier par la direction de l’organisation et réclamé des sanctions contre les responsables concernés.
Selon les déclarations du Cabinet, Cherley Jeffrey Charles aurait été révoquée de ses fonctions après avoir refusé les avances sexuelles présumées du directeur général. Elle percevait, selon les informations communiquées par ses avocats, un salaire mensuel de 16 000 gourdes. Le Cabinet considère cette révocation comme une mesure de représailles à l’encontre de la plaignante.
Des éléments présentés par la défense
Représentant la secrétaire régionale, Me Jeans Rigaud Pierre, avocat au barreau d’Aquin, et Me Béatrice Mon Cher, avocate stagiaire au barreau de Mirebalais, ont expliqué les démarches entreprises dans le cadre de cette affaire.
D’après Me Rigaud Pierre, sa cliente a confié sa défense au Cabinet VIA CONCORDIAE afin d’obtenir justice et réparation. L’avocat affirme avoir invité le docteur Willy Lima à se présenter au Cabinet pour fournir des explications, mais que celui-ci ne s’est pas présenté.
Le conseil juridique indique également avoir recueilli des éléments présentés comme des preuves, notamment des échanges écrits retrouvés sur le téléphone de la plaignante. Selon les explications de l’avocat, ces conversations contiendraient des demandes à caractère sexuel attribuées au directeur général, notamment des sollicitations de photographies intimes, des questions concernant la couleur de ses sous-vêtements ainsi que des propositions à connotation sexuelle.
Le Cabinet affirme avoir adressé une sommation au docteur Willy Lima le 25 juin 2026. Il soutient également que celui-ci ne s’est pas présenté malgré les démarches entreprises. Les avocats évoquent par ailleurs les dates des 6 et 8 juillet 2026 dans le cadre du suivi de la plainte déposée par Cherley Jeffrey Charles.
Me Rigaud Pierre a notamment fait référence à l’article 278 du Code pénal dans son argumentation juridique.
Une commission interne et des demandes de réparation
Le Cabinet affirme qu’une commission mise en place par ADRA-Haïti pour entendre le directeur général sur les accusations d’agression sexuelle aurait fait apparaître, selon son interprétation, des éléments confirmant l’existence du problème soulevé par la plaignante.
Les avocats réclament des réparations pour Cherley Jeffrey Charles, mais également le règlement des honoraires professionnels du Cabinet. Me Rigaud Pierre a aussi évoqué un différend financier relatif à des prestations juridiques fournies à ADRA-Haïti. Selon ses déclarations, le montant des honoraires concernés s’élèverait à 40 359 050 gourdes, alors qu’un paiement de seulement 2 000 dollars américains aurait été effectué.
Le Cabinet demande donc que les obligations financières envers ses services soient honorées, parallèlement à une réparation appropriée pour sa cliente.
Me Béatrice Mon Cher interpelle les organisations internationales et les bailleurs
De son côté, Me Béatrice Mon Cher a lancé un appel aux organisations internationales, aux institutions de défense des droits humains et aux partenaires financiers intervenant dans le secteur humanitaire en Haïti.
Elle a notamment interpellé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme alimentaire mondial (PAM), l’UNICEF, Handicap International, Save the Children, ainsi que le ministère de la Planification et de la Coopération externe, afin qu’ils examinent la situation au sein d’ADRA-Haïti et envisagent les mesures appropriées.
L’avocate estime que les principes de protection contre l’exploitation et les abus sexuels, communément désignés par le sigle ESEA, doivent être appliqués sans distinction au sein des organisations humanitaires. Elle demande que des mesures disciplinaires soient envisagées à l’encontre des responsables concernés et que la plaignante obtienne justice et réparation.
Elle a également appelé les organisations féministes et les associations de défense des droits des femmes à se mobiliser contre toute forme de pression sexuelle exercée dans le milieu professionnel.
« Les femmes doivent pouvoir travailler en toute dignité et avec leur consentement, sans subir de pressions sexuelles pour conserver leur emploi ou accéder à des opportunités professionnelles », a-t-elle défendu en substance.
Les responsables de l’Église adventiste et les bailleurs également interpellés
Dans son intervention, le Cabinet VIA CONCORDIAE a également interpellé les responsables concernés de l’Église adventiste, en raison des liens institutionnels et des responsabilités qu’il estime devoir être examinés dans cette affaire.
Les avocats leur demandent de prendre position sur les accusations visant le directeur général d’ADRA-Haïti et sur la situation de la secrétaire régionale licenciée.
Me Béatrice Mon Cher a par ailleurs invité les bailleurs de fonds qui soutiennent ADRA-Haïti, notamment les responsables financiers et institutionnels de l’organisation, à se prononcer sur les mesures qu’ils comptent prendre face aux accusations formulées.
Le Cabinet a également évoqué des interrogations concernant la gestion des projets et les pratiques internes de l’organisation, demandant davantage de transparence aux responsables concernés. Ces affirmations et interrogations relèvent des déclarations faites par les avocats lors de la conférence de presse.
« Nous irons jusqu’au bout », prévient le Cabinet
Pour Me Béatrice Mon Cher, cette affaire ne doit pas être considérée comme un simple conflit professionnel. Elle estime qu’elle soulève des questions fondamentales concernant la protection des femmes, le respect de leur dignité et la responsabilité des institutions humanitaires envers leurs employés.
L’avocate affirme que le Cabinet entend poursuivre les démarches nécessaires auprès des instances compétentes, jusqu’à ce que Cherley Jeffrey Charles obtienne justice, réparation et dédommagement.
À travers cette conférence de presse, VIA CONCORDIAE sollicite ainsi l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, des médias, des organisations féministes, des institutions de protection des droits humains et des bailleurs de fonds.
Il convient toutefois de rappeler que les accusations présentées lors de cette conférence de presse constituent les déclarations du Cabinet représentant la plaignante. Leur établissement définitif relève des instances compétentes. La position du docteur Willy Lima et celle de la direction d’ADRA-Haïti n’ont pas été communiquées dans les éléments transmis pour la rédaction de cet article.
Rédaction : Sinoïs Francius
Production : SINOTEAM MEDIA INFO
Contact (509)3674-316






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Me Jean Rigaud,
J’apprécie énormément ta détermination dans cette affaire, mais toutefois, il y a des éléments manquants au dossier. J’aimerais préciser que tu as fait partie de cette organisation comme responsable de la communication et que ton frère y travaillait également comme responsable logistique. Tout ce que tu fais s’inscrit dans le cadre de l’expression de tes frustrations après ta révocation et celle de ton frère pour incompétence et malgérance.
Je tiens à ajouter que Mme Sherley n’a pas été révoquée et que son salaire n’était pas de 16 000 gourdes. Vous avez donc utilisé cette jeune femme comme un moyen de jeter le discrédit sur le Dr Willy Lima dans l’exercice de ses fonctions, car le PSEA n’est point une erreur admissible par aucune ONG.
Toutefois, je félicite ton appel aux partenaires et aux bailleurs, car aucun d’entre eux ne devrait collaborer avec vous, Me Rigaud et Mme Sherley, dans le cadre de l’application du principe « ne pas nuire ».
Une enquête est en cours et le résultat ne devrait pas tarder à nous parvenir, prouvant ainsi l’innocence de M. Willy Lima.
D’autres faits seront évoqués concernant Me Rigaud, qui pourraient nous aider à comprendre son niveau d’incompétence.
Cette affaire devrait nous pousser à mettre en question toute la crédibilité de ce cabinet.
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Me Jean Rigaud,
J’apprécie énormément ta détermination dans cette affaire. Toutefois, certains éléments importants semblent manquer au dossier.
J’aimerais préciser que tu as fait partie de cette organisation en tant que responsable de la communication et que ton frère y travaillait également comme responsable logistique. Il est donc important de souligner que ni toi ni ton frère n’avez été révoqués. Les démarches que tu entreprends aujourd’hui semblent plutôt s’inscrire dans le contexte de vos frustrations concernant votre situation au sein de l’organisation.
Il est également important de rappeler que, jusqu’à ce jour, cette institution continue de vous procurer votre salaire mensuel. Les accusations et démarches entreprises contre elle soulèvent donc légitimement des questions quant aux motivations qui les sous-tendent.
Je tiens également à préciser que Mme Cherley n’a pas été révoquée et que son salaire n’était pas de 16 000 gourdes. Il est donc nécessaire de vérifier les informations diffusées à son sujet avant de les présenter comme des faits.
Par ailleurs, certaines interrogations et certains soupçons auraient été soulevés concernant les relations entre ton frère et Mme Cherley. Ces éléments devraient également être vérifiés et documentés avant toute conclusion.
Concernant le PSEA, il s’agit d’une question particulièrement sérieuse au sein des organisations humanitaires et il convient d’attendre les conclusions d’une enquête avant de tirer des conclusions définitives concernant les personnes impliquées.
Une enquête est actuellement en cours et ses conclusions devraient nous parvenir prochainement. Elles permettront d’établir les faits et de déterminer les responsabilités éventuelles concernant M. Willy Lima.
D’autres éléments concernant Me Rigaud pourront également être examinés afin de permettre une meilleure compréhension des circonstances entourant cette affaire.
Cette situation devrait nous amener à examiner attentivement les faits, les éléments de preuve disponibles ainsi que la crédibilité des différentes versions présentées.
Enfin, nous vous prions de bien vouloir supprimer cette publication concernant ADRA, car certaines informations qui y sont présentées sont inexactes et pourraient porter atteinte à la réputation de certaines personnes. Nous vous invitons à vérifier soigneusement les informations avant de les diffuser et à éviter de relayer des accusations qui n’ont pas encore été établies ou vérifiées.