La Plateforme Nationale Révoltée et Engagée (PLANARE) a célébré, mercredi 24 juin 2026, son sixième anniversaire d’existence. À cette occasion, ses dirigeants ont dressé un bilan critique de la situation politique, économique et sociale du pays, affirmant n’avoir observé aucune amélioration notable depuis la création de l’organisation.

Selon le secrétaire général de PLANARE, Frandy Sylvain, les crises successives qui secouent le pays empêchent l’émergence d’un véritable projet de développement. Il estime que les acteurs politiques en place ne laissent pas suffisamment d’espace à la compétence, à la vision et à la conscience citoyenne pour diriger l’État.
La plateforme exige le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et propose son remplacement par un exécutif bicéphale. Cette transition, selon ses responsables, devrait être assurée par des personnalités issues de l’Office de la protection du citoyen, de la Cour de cassation ou encore de secteurs crédibles de la société civile.
Le coordonnateur général de PLANARE a également dénoncé les conditions de vie de la population. Il a soutenu que les différents gouvernements qui se sont succédé n’ont pas répondu aux attentes des citoyens et que la persistance de la pauvreté contribue à l’aggravation de l’insécurité dans le pays.
Les responsables de l’organisation ont par ailleurs critiqué certaines décisions prises dans le domaine de la sécurité nationale. Ils ont notamment évoqué le remplacement d’agents de l’USGPN par des intervenants étrangers, une situation qu’ils jugent préoccupante pour la souveraineté nationale.
De son côté, le porte-parole de PLANARE, Nickenson Desvarieux, a rejeté les discussions en cours autour d’un éventuel processus constitutionnel. Comme d’autres dirigeants de la plateforme, il a réclamé le départ du Premier ministre et appelé à la mise en place d’une nouvelle gouvernance portée par des représentants issus de secteurs organisés de la société.





