
Le MCFDF prépare le premier Plan d’action national pour les femmes
Le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF) a organisé, le vendredi 26 juin, un atelier de restitution des résultats des 18 assises du Dialogue inter-femmes. Cette initiative vise à jeter les bases du premier Plan d’action national destiné à renforcer la protection des droits des femmes et des filles en Haïti, conformément à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.
La ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Pedrica Saint-Jean, a souligné que cet atelier, tenu à l’hôtel Karibe, traduit la volonté de l’État haïtien de promouvoir la paix, la sécurité et la participation des femmes dans les processus décisionnels. Elle a indiqué que cette démarche s’inscrit dans le respect des engagements internationaux du pays.
Selon la ministre, plusieurs consultations menées depuis 2022 avec des organisations féminines, dans le cadre du Dialogue inter-femmes, ont permis de sensibiliser les acteurs concernés à la Résolution 1325. Avec l’appui d’ONU Femmes, ces échanges ont abouti à la préparation d’un premier projet de Plan d’action national.
Prévu sur une période de cinq ans, ce plan entend renforcer la protection des femmes et des filles, favoriser leur autonomisation économique et accroître leur participation à la vie politique. Il prévoit également des mécanismes de prévention et de prise en charge des violences, notamment celles liées à l’insécurité qui touche particulièrement les femmes et les filles vivant dans les sites de déplacés.
Pedrica Saint-Jean a rappelé que, bien qu’Haïti ne soit pas officiellement en situation de guerre, la crise sécuritaire marquée par les affrontements entre groupes armés et forces de l’ordre expose fortement les femmes et les filles. Elle a lancé un appel aux organisations de la société civile afin qu’elles prennent une part active à la mise en œuvre de ce premier Plan d’action national.
La ministre a également annoncé le fonctionnement de quatre Maisons des femmes, implantées dans les départements de l’Ouest, de la Grand’Anse, du Plateau Central et de l’Artibonite. Ces structures offrent un accompagnement psychologique, médical, juridique et une formation professionnelle de 90 jours aux survivantes de violences, en vue de leur réinsertion sociale. Elle a enfin réaffirmé l’engagement du ministère à condamner toutes les formes de violences exercées contre les femmes et les filles en Haïti.





