Prix des carburants en Haïti : Stanley Luca dénonce une forte différence entre le prix du pétrole et celui à la pompe

SINOTEAM MEDIA INFO – ÉCONOMIE

Dans un texte consacré à la hausse des prix des produits pétroliers en Haïti, Stanley Luca dénonce ce qu’il considère comme un écart excessif entre le cours international du pétrole et les prix pratiqués à la pompe.

Selon Stanley Luca, le baril de pétrole se négocie actuellement autour de 79 dollars américains, alors que le gallon d’essence est vendu à 700 gourdes, le diesel à 770 gourdes et le kérosène à 765 gourdes.

L’auteur estime que, sur la base du prix international du baril, le gallon d’essence aurait dû se situer autour de 375 gourdes, tandis que le diesel et le kérosène auraient dû être vendus autour de 350 gourdes.

Stanley Luca établit également une comparaison avec la période de l’ancien président Jovenel Moïse. Il rappelle qu’à l’époque où le baril de pétrole était autour de 73,28 dollars, le gallon d’essence était vendu à environ 201 gourdes, contre 163 gourdes pour le diesel et le kérosène.

Pour Stanley Luca, cette différence soulève de sérieuses interrogations sur la manière dont les prix des produits pétroliers sont déterminés en Haïti.

Il met notamment en cause le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, ainsi que certains acteurs économiques qu’il accuse de tirer profit de la commercialisation des produits pétroliers au détriment de la population.

L’auteur avance également des accusations concernant plusieurs personnalités politiques, dont l’ancien président Michel Martelly, Jean-Bertrand Aristide et Pasha Vorbe, en évoquant notamment leurs liens supposés ou présumés avec le secteur des carburants et la gestion des ressources publiques.

Ces affirmations, formulées par Stanley Luca, devront toutefois être étayées par des documents et des vérifications indépendantes avant de pouvoir être considérées comme des faits établis.

Le texte de Stanley Luca s’interroge également sur le fonctionnement du Fonds d’entretien routier (FER) et sur l’utilisation des ressources publiques qui lui sont attribuées. Il demande davantage de transparence sur les sommes collectées, les projets financés et la destination des fonds.

L’auteur critique par ailleurs l’attitude de certaines organisations syndicales face à la hausse des prix des carburants. Il s’interroge sur leurs relations éventuelles avec certains acteurs économiques et leur capacité à défendre efficacement les intérêts de la population.

Au-delà des accusations politiques et économiques, le texte pose une question centrale : quelle est la véritable structure du prix d’un gallon de carburant en Haïti ?

Le cours international du pétrole n’est qu’un des éléments entrant dans la fixation du prix final. Les taxes, le taux de change, les frais d’importation, le transport, l’assurance, la distribution et les marges des différents acteurs doivent également être pris en compte.

Dans ce contexte, Stanley Luca appelle implicitement à davantage de transparence sur la formation des prix.

La question demeure donc posée aux autorités : combien l’État perçoit-il sur chaque gallon de carburant, combien reviennent aux différents acteurs de la chaîne de distribution et comment le prix final est-il réellement calculé ?

Alors que le coût de la vie pèse lourdement sur les ménages haïtiens, ces informations apparaissent essentielles pour permettre à la population de comprendre les raisons des nouveaux prix des carburants.

SINOTEAM MEDIA INFO

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