Le président de l’Accord Karibe, le Dr Jean Ardouin Esther Louis-Charles, également coordonnateur du parti Nouvelle Ordre Politique Haïtien (NOPH), a vivement critiqué le budget proposé par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) pour l’organisation des prochaines élections en Haïti. Estimé à 250 millions de dollars américains, ce montant est jugé excessif par le dirigeant politique au regard de la conjoncture économique et sociale du pays.

Tout en reconnaissant que le contexte actuel, marqué notamment par l’insécurité et les contraintes logistiques, peut justifier une augmentation des coûts par rapport aux scrutins précédents, le Dr Louis-Charles estime néanmoins que ce budget reste disproportionné. Il met également en garde contre les tensions persistantes entre le CEP et le pouvoir exécutif, qu’il considère susceptibles d’être instrumentalisées pour prolonger le maintien au pouvoir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ainsi que celui des conseillers électoraux.
Par ailleurs, le responsable politique s’est prononcé sur le nouveau décret électoral en préparation. Il critique particulièrement la disposition exigeant des partis politiques la soumission d’une liste de 30 000 membres ou sympathisants pour pouvoir enregistrer des candidats. Selon lui, une telle mesure risque de favoriser les formations disposant de ressources financières importantes, au détriment des structures plus modestes.
Le Dr Louis-Charles n’écarte pas non plus l’hypothèse que cette exigence puisse viser à exclure certains partis du processus électoral. Il souligne toutefois que si l’objectif recherché est de réduire le nombre de partis politiques dans le pays, une telle réforme aurait dû être intégrée en amont dans la législation encadrant la création des partis.
Dans un contexte politique déjà fragile, ces prises de position relancent le débat sur la transparence, l’inclusivité et la crédibilité du processus électoral à venir en Haïti.Haïti : vives critiques autour du budget électoral et du nouveau décret du CEP
Le président de l’Accord Karibe, le Dr Jean Ardouin Esther Louis-Charles, également coordonnateur du parti Nouvelle Ordre Politique Haïtien (NOPH), a vivement critiqué le budget proposé par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) pour l’organisation des prochaines élections en Haïti. Estimé à 250 millions de dollars américains, ce montant est jugé excessif par le dirigeant politique au regard de la conjoncture économique et sociale du pays.
Tout en reconnaissant que le contexte actuel, marqué notamment par l’insécurité et les contraintes logistiques, peut justifier une augmentation des coûts par rapport aux scrutins précédents, le Dr Louis-Charles estime néanmoins que ce budget reste disproportionné. Il met également en garde contre les tensions persistantes entre le CEP et le pouvoir exécutif, qu’il considère susceptibles d’être instrumentalisées pour prolonger le maintien au pouvoir du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ainsi que celui des conseillers électoraux.
Par ailleurs, le responsable politique s’est prononcé sur le nouveau décret électoral en préparation. Il critique particulièrement la disposition exigeant des partis politiques la soumission d’une liste de 30 000 membres ou sympathisants pour pouvoir enregistrer des candidats. Selon lui, une telle mesure risque de favoriser les formations disposant de ressources financières importantes, au détriment des structures plus modestes.
Le Dr Louis-Charles n’écarte pas non plus l’hypothèse que cette exigence puisse viser à exclure certains partis du processus électoral. Il souligne toutefois que si l’objectif recherché est de réduire le nombre de partis politiques dans le pays, une telle réforme aurait dû être intégrée en amont dans la législation encadrant la création des partis.
Dans un contexte politique déjà fragile, ces prises de position relancent le débat sur la transparence, l’inclusivité et la crédibilité du processus électoral à venir en Haïti.




